Le Quatrième Fondement 4e partie

Traduction du livre de cheikh Bâzmôl
mardi 4 mai 2010
par  Webmaster
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Le Quatrième Fondement


Fondation de la recherche de la science de cheikh Bâzmôl




*La science est la parole d’Allah, de son messager –paix et salut d’Allah sur lui- des compagnons, avec l’unanimité et l’analogie correcte :


On comprendra donc le coran et la sunna à la lumière de la compréhension des compagnons et de leurs successeurs dans le bien et c’est cela le chemin des croyants. Allah le très haut a dit ce qui signifie : " Et quiconque fait scission d’avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors Nous le laisserons comme il s’est détourné, et le brûlerons dans l’Enfer. Et quelle mauvaise destination ! " [s An-nisa, v115]. 


Et rare sont ceux qui disent : 

" La science est Allah a dit et son prophète a dit, ses compagnons ont dit il n’y a pas de divergence sur celle-ci.
La science n’est pas que tu élèves avec effronterie la divergence entre le messager et l’avis d’un sot.
Que non ! [Et elle n’est pas] non plus le fait de dresser avec ignorance la divergence entre les textes et l’avis d’un jurisconsulte.
Que non ! [Et elle n’est pas] non plus rejetée les textes intentionnellement par peur de l’anthropomorphisme et de faire de l'assimilation. "


 


Al awz’ay –qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « la science est ce avec quoi les compagnons de mohamed –paix et salut d’Allah sur lui- sont venus, ce qui est autre que cela n’est donc pas de la science ».

Az-zohry écrivait la parole des successeurs (des compagnons) et Salih ibn kaysan n’en a pas fait de même, il a par la suite regretté d’avoir délaissé cela et c’est cette voie qu’à emprunté Abou hanifa an-no’man –qu’Allah lui fasses miséricorde et l’agrée-. Ibn moubarak – qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « j’ai entendu Aba hanifa –qu’Allah l’agrée- dire : si ça vient du prophète –pais et salut d’Allah sur lui- alors à la tête et l’œil (expression qui signifie qu’on accepte totalement en étant satisfait). Si ça vient des compagnons nous choisissons parmi leurs paroles et si ça vient des successeurs nous sommes comme eux » .

C’est aussi ce sur quoi a cheminé Malik ibn anas al-asbahy l’imam de médine –qu’Allah lui fasses miséricorde et l’agrée- il a dit -alors qu’on lui a mentionné son livre almowatta- : « il y a le hadith du messager –paix et salut d’Allah sur lui- la parole des compagnons et des successeurs,leur avis, j’ai donné mon avis en faisant un effort de compréhension conformément à ce sur quoi j’ai rencontré les gens de science de notre pays et je ne sors pas de cette globalité vers autre chose »

C’est aussi un chemin dans lequel Ashaf’i –qu’Allah lui fasses miséricorde et l’agrée- s’est engagé. Il a dit : « la science a des niveaux :

1/le livre et la sounna lorsqu’elle est confirmée.

2/l’unanimité de ce sur quoi il n’y a ni livre ni sounna.

3/la parole de certains compagnons du prophète –paix et salut d’Allah sur lui- pour laquelle on ne connaît pas une parole contraire à elle.

4/la divergence entre les compagnons du prophète –paix et salut d’Allah sur lui-.

5/l’analogie à certains de ces niveaux (susmentionnés).

On n’ira pas sur autre chose que le livre et la sounna alors qu’ils sont présents, la science ne se prend que d’en haut »


C’est aussi la voie de Ahmad ibn mohamed ibn hanbal –qu’Allah lui fasse miséricorde-, il a dit : « lorsque dans le sujet il y a un hadtih du prophète – paix et salut d’Allah sur lui-, on ne prendra pas de parole contraire ni d’un compagnon ni de ceux qui sont après eux.
Et si dans un sujet il y a une divergence entre les compagnons du messager d’Allah –paix et salut d’Allah sur lui-, nous choisirons parmi leurs dires, et on ne sort pas de leurs dires vers le dire d’un autre qu’eux. Et si dans un sujet il n’y a ni du prophète –paix et salut d’Allah sur lui- et ni des compagnons un dire alors nous choisirons dans les dires des successeurs… »
.


Mohamed ibn al-hassan a dit : « celui qui est connaisseur du livre, de la sounna, de la parole des compagnons du prophète –paix et salut d’Allah sur lui-, et de ce que les jurisconsultes musulmans ont considéré bon, est capable de donner son avis en faisant un effort de compréhension dans ce dans quoi il est éprouvé, il juge alors en fonction de cela, et il l’applique dans sa prière son jeûne et son pèlerinage et dans tout ce qu’on lui a ordonné et interdit. Lorsqu’il a fait un effort pour déduire un jugement législatif, qu’il fait une observation, fait une analogie avec ce qui est semblable à l’objectif de son jugement et fait de tout son possible, il peut œuvrer en fonction de ceci. Même s’il manque ce qui aurait dû être dit dans ce sujet » .


Mohamed ibn al- hassan a aussi dit : « la science est de quatre cas de figure :

_Ce qui est dans le livre d’Allah prononcé, et ce qui est équivalent.

_Ce qui est dans la sounna transmise du messager d’Allah –paix et salut d’Allah sur lui- et ce qui est équivalent.

_Ce sur quoi les compagnons ont été unanimes –qu’Allah leur fasse miséricorde- et ce qui est équivalent. De même qu’on ne sort pas de ce sur quoi ils ont divergé, si une parole est choisie, c’est une science à laquelle on peut faire l’analogie.

_ Ce que l’ensemble des jurisconsultes musulmans ont trouvé bon, et ce qui est équivalent et qui soutient cela. Il a dit : et la science ne sort pas de ces quatre cas de figures »
.


*Parmi les choses qui sont construites sur ce fondement il y a :


 


1-Il faut que le chercheur de savoir s’habitue a être précis dans les sujets au moyen des preuves du livre et de la sounna selon le compréhension des pieux prédécesseurs, il vient alors ici l’importance des livres composés et qui traitent des versets et des ahadiths qui se rapportent aux jugements, et des livres qui traitent des récits des compagnons –qu’Allah les agrée-.

2-La sounna du messager –paix et salut d’Allah sur lui- est de deux sortes :
une sounna claire et apparente, et une sounna non manifeste et non claire.

Quand à la première sorte : la sounna apparente et claire est celle qui est attribuée au messager –paix et salut d’Allah sur lui- clairement : comme parole, acte, confirmation, ou caractéristiques comportementales ou physiques, cette sounna est celle traitée par les savants du ahadith.Ce qui se rattache au jugement législatif dans cette sounna est la parole, l’acte et l’approbation (du messager –paix et salut d’Allah sur lui- ) ; c’est pour cette raison que les savants des fondements et les jurisconsultes se limitent à cela, car leur but est d’éclaircir les jugements.

Quand à la deuxième sorte : la seconde non manifeste est celle qui est attribuée au compagnon dans un domaine où l’on ne peut donner son avis, ou ce qui est jugé comme remontant jusqu’au messager –paix et salut d’Allah sur lui-, ceci comprend les formes suivantes : 

_la parole du compagnon dans un domaine où l’on ne peut donner son avis.

_la parole du compagnon qui n’est pas contredite.

_la parole claire du compagnon concernant la cause de révélation d’un verset.

_sa parole dans l’explication de ce qu’il rapporte.

_ceux qui est rapporté des compagnons comme divergence concernant les descriptions des actes d’adoration.

_ce qui vient des compagnons dans ce que l’on appelle la lecture explicative (du coran).

_ce qui vient d’eux concernant le tafsir (exégèse, interprétation) du Noble Coran selon la parole de certains gens de science. Il faut, pour cette raison, que le demandeur de science se mette courageusement à la tâche pour ce qui vient des compagnons dans les sujets scientifiques.


 


Il y a des manquements qui surviennent dans ce flanc : 

Le premier est que souvent on ne se préoccupe pas de distinguer ce qui est authentique de ce qui est faible dans les récits.

Le deuxième est l'absence de vérification de la parole du compagnon dans le sujet.

Le troisième est que l'on s’empresse d’attribuer la parole au compagnon avant d’avoir vérifier est ce qu’elle est la dernière de ces deux dires ou non.


 


3- Ce qui complète ce fondement c'est que tu saches que nous n’avons pas le droit d’innover une parole qui sort de leurs dires dans le sujet. 

Leur parole –qu’Allah leur fasse miséricorde- a été unanime dans cette voie ; celui qui en sort, est sorti du chemin des croyants, la citation de leur parole a été faite dans ce sujet juste avant.

Abou al-moudhfar as-sam’ani –qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « On nous a certes ordonné de suivre et on nous a recommandé cela, on nous a interdit d’innover et on nous a critiqué sur cela ; l’emblème des gens de la sounna c’est leur suivi des pieux prédécesseurs et leur délaissement de ce qui est innové et nouveauté »

Ibn tamiyah –qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « celui qui explique le Coran ou le hadith et l’interprète de façon différente à l’explication connue des compagnons et des successeurs : forge alors un mensonge sur Allah, méconnaît les versets d’Allah, change le sens de la parole, celui –là a ouvert la porte de l’hypocrisie et de l’athéisme, et ceci est connu comme étant invalide et cela par nécessité de la religion islamique » .

Il ne convient à personne d’interpréter un verset ou un hadith avec un sens qui contredit de façon absolue le sens de l’explication donné par les compagnons du messager –qu’Allah l’agrée-.

Ibn rajab –qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « à notre époque – je dis encore plus à notre époque- il faut écrire la parole des imam prédécesseurs qui sont pris comme exemple jusqu’à l’époque de ach-chafi’y, Ahmad, Isshaq et Abi’obayd, mais la personne doit faire attention à ce qui est arrivé après eux, car il est arrivé beaucoup d’évènement après eux ; il est arrivé que quelqu’un s’attribue au suivi de la sounna et du hadith parmi les dhahiriyya et d’autres, alors qu’il est le plus en contradiction avec elle car il se singularise des imam, et s’isole d’eux par une compréhension qu’il a eu, et il prend ce que les imam avant lui n’ont pas pris ».



*Je dis : l’imam Ahmad a dit : « prend garde de parler d’un sujet dans lequel tu n’as pas d’imam » .


Et à cause de ce fondement –qui est de comprendre Le Noble Coran et la sounna prophétique à la lumière de la compréhension des compagnons qu’Allah les agrée- tu vois que les gens de la sounna et du groupe, les gens du hadith, ne discutent pas dans l’explication du Coran et l'explication du sens du hadith en ne se référant qu’à la langue, l’avis ou la raison, mais ils regardent plutôt dans les récits, ils rassemblent ce qui vient des prédécesseurs dans leurs livres, puis ils construisent sur cela leur effort de compréhension, contrairement aux gens de l’innovation et des passions !!

Ibn tamiyah –qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « les morji-ah se sont écartés dans ce fondement –c'est-à-dire la foi- de l’éclaircissement du livre, de la sounna, de la parole des compagnons et de leur successeurs dans le bien ; ils se sont appuyé sur leur avis et avec ce qu’ils ont interprété selon leur compréhension de la langue, et ceci est la voie des gens de l’innovation, c’est pour cela que l’imam ahmad disait : ce dans quoi on fait le plus de fautes c’est dans ce qui est de l’ordre de l’interprétation et de l’analogie .
C’est pour cela que nous trouvons les mo’tazilh, les morji-ah, les rafida et autres parmi les innovateurs interpréter le Coran selon leur avis, leur raison et ce qu’ils ont interprété de la langue, et c’est pour cela que l’on trouve qu’ils ne s’appuient pas sur les ahadith du prophète –paix et salut d’Allah sur lui-, sur les compagnons, leur successeurs et les imam des musulmans. Ils ne s’appuient ni sur la sounnah ni sur l’unanimité des prédécesseurs et leur récit, ils ne se reposent que sur la raison et la langue.
Nous trouvons qu’ils ne se reposent pas sur les livres d’exégèse transmis par tradition, le ahadith, et les récits des prédécesseurs, ils ne se reposent que sur les livres de littérature et les livres de la rhétorique que leur leader ont fait ; et ceci est aussi la voie des athées, ils ne prennent que dans les livres de philosophie, de littérature et de langue, quant au Coran, aux hadith et aux récits ils n’y prêtent pas attention.
Ceux-là se détournent des textes des prophètes, car pour eux cela n’est pas de la science.Ils interprètent le Coran avec leurs avis et leur compréhension sans récit du prophète –paix et salut d’Allah sur lui- et de ses compagnons.
Nous avons certes mentionné la parole d’Ahmad et d’autres dans le blâme de cela, et il a fait de ceci la voie des gens de l’innovation. »


 


Il a aussi dit : « Il est arrivé aux gens de l’innovation ce qui leur est arrivé, car ils se sont détournés de ce chemin. Ils ont commencé à construire la religion islamique sur des fondations qu’ils pensaient correctes, soit dans ce qui concerne le signifié des mots ou ce qui concerne les sens logiques, ils n’ont pas médité sur l’explication d’Allah et de son messager, et tout principe qui contredit l’éclaircissement d’Allah et de son messager est alors un égarement ».


 


Le délassement des hadîth et des récits des prédécesseurs, le fait de ne s’appuyer que sur la langue et la raison pour comprendre le coran et la sunna, et une voie qu’ont prise les orientalistes dans ce siècle, alors si ils ont besoin d'un récits dans leur recherche ils le rapportent du livre de Jâhidh ou du livre « les musiques » ou encore de « Le contrat singulier », et s’il manque de texte ils disent alors ceci est ce qu’implique la raison !!


 


 


Le musulman qui suit ce sur quoi étaient le prophète –prière et salut d’Allah sur lui- et ses compagnons attache son savoir et sa compréhension du coran grandiose et de la sunna prophétique à la compréhension des compagnons –qu’Allah les agrée-, il ne sort pas (de leur voie). S’il lui apparaît un effort de compréhension ou s’il regarde dans un sujet, il regarde alors est ce qu’il a un prédécesseur qu’il prendra comme imam dans ce sujet sinon il laisse tomber. Car tout le bien est dans le suivi des prédécesseurs, et tout le mal est dans l’innovation de celui qui succède, accrochez vous aux choses anciennes.


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